Fond de maturation Aquitaine-ValoAquitaine Valo lance des appels à projets auprès des laboratoires des établissements membres afin de soutenir les résultats de recherche avec un potentiel de valorisation et d’accompagner financièrement les projets innovants vers leur application sur le marché.
Le comité se réunit régulièrement pour évaluer les nouveaux projets.
Nous vous invitons donc à proposer au plus vite vos projets en remplissant le formulaire suivant :
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Aquitaine Valo lance des appels à projets auprès des laboratoires des établissements membres afin de soutenir les résultats de recherche avec un potentiel de valorisation et d’accompagner financièrement les projets innovants vers leur application sur le marché.
Deux catégories d’enveloppes financières peuvent être attribuées aux laboratoires de recherche :
- le VISA Aquitaine Valo à concurrence de 5 000 € qui permet de valider certains pré-requis à la valorisation : liberté d’exploitation, stratégie de protection, étendue des marchés, positionnement des innovations par rapport à l’existant
- le PASSEPORT Aquitaine Valo à concurrence de 25 000 € qui finance le développement technique d’un projet pour obtenir un démonstrateur ou prototype, des études toxicologiques... en vue d’un transfert de technologie ou de savoir faire (dépenses éligibles : salaires, fonctionnement, prestations)
Les projets sont évalués par un comité de labellisation composé de représentants des établissements membres d’Aquitaine Valo et des acteurs du transfert de technologie en Aquitaine :
Etablissements membres :
Autres membres du Comité de labellisation :
Emergence & maturation de projets à fort potentiel de valorisation
La maturation de projets de transfert
La maturation des projets candidats au transfert est une étape délicate, car leur financement est rendu difficile par leur position dans la chaîne de valeur : leur activité ne relève plus du strict domaine de la recherche, mais leur exploitation économique est encore trop lointaine et incertaine pour attirer des financements privés. Elle est cependant essentielle, car elle représente une étape indispensable dans la négociation d’un transfert vers une entreprise existante, ainsi qu’un facteur de réussite majeur dans le cas de la création d’une nouvelle entreprise par transfert (start-up). Deux voies de financement ont été récemment mises en œuvre : la première voie, sans spécificité de discipline, est déléguée en gestion locale, par les dispositifs mutualisés de valorisation identifiés par l’appel à projets de 2005 (financement de 20 à 100 000 euros par projet sur 6 à 18 mois), l’autre voie, spécialisée en biotechnologies (Emergence-BIO) est en gestion nationale par l’ANR, tout en s’appuyant sur un premier filtrage des projets par les cellules propres ou mutualisées de valorisation (financement de 100 à 200 000 euros par projet sur 18 à 24 mois).
Témoignage de Chercheur sur l’Emergence Bio
L’ANR vient de relancer fin décembre 2008 l’appel d’offre Emergence Biotech. Voici le témoignage d’un chercheur Bordelais qui a vu son projet labélisé.
Le professeur Philippe Barthélémy travaille au sein de l’unité U869 de l’Inserm où il anime le groupe Assemblage Supramoléculaire. Au cours de l’été 2007, il a contacté Aquitaine-Valo pour déposer un brevet sur un nouveau moyen de vectorisation d’agents tumoraux par des nanoparticules. Ultérieurement, il lui a été alloué une aide Passeport du fonds de maturation d’Aquitaine Valo d’une valeur de 25000 euros, pour financer des études toxicologiques au standard des industries pharmaceutiques.
Suite à ce passeport, il initie en 2008 le projet NANOVA. Celui-ci a été sélectionné par le programme de l’ANR : Emergence Bio qui a pour ambition l’émergence et la maturation de biotechnologies possédant un fort potentiel de valorisation.
Quand avez-vous commencé à vous intéresser à la valorisation ?
Dans les années 90, à l’université d’Avignon, j’ai pris contact avec le service Valorisation et j’ai déposé un premier brevet avec la société Castrol. A vrai dire, cette première expérience était plus une prestation de service que la conception d’un projet. L’étude est partie d’un besoin de l’entreprise auquel nous avons répondu et cela a débouché sur un brevet. Ce qui à mon sens est vraiment intéressant c’est de partir d’une idée, d’un concept et d’arriver à un produit. C’est bien là le but de la valorisation de la recherche.
Comment avait vous connu l’appel d’offre Emergence Bio de l’ANR ?
Les chercheurs sont de nos jours dans une dynamique d’appel à projet .Il n’est plus possible de rester au fond de son laboratoire fermé au monde extérieur. Sur les conseils d’Aquitaine Valo, je consulte fréquemment les appels d’offres de l’ANR et c’est ainsi que j’ai connu celui là.
La préparation du dossier a t-elle été difficile ? Des interlocuteurs vous ont ils aidé ?
Non pas vraiment.
En fait la réponse à l’appel d’offre se prépare en deux étapes :
Mais le service de valorisation Aquitaine Valo et plus précisément Jean Luc Chagnaud, le Chargé d’Affaires Santé, m’ont grandement aidé pour remplir cette partie du dossier.
N’est ce pas lourd comme projet ?
C’est un peu lourd, oui.
Mais c’est une chance, sur 300 dossiers seulement 20 ont obtenu le label.
Ce financement nous a d’ailleurs permis d’en obtenir un autre de 195 k€ auprès de
OSEO interviendra également en support avec un financement mais seulement à la fin du projet dans les phases de validation des résultats.
Votre projet prévoit une création d’entreprise ?
Oui, mais il ne faut pas précipiter les choses et nous devons asseoir la technologie avant de créer l’entreprise. C’est pour cela que nous prendrons le temps pour les tests. On a même envisagé de peut être créer d’abord une cellule de transfert technologique.
Votre exemple a t il ouvert la voie à d’autre projets chez vos collègues ?
Au départ non.
Mais dernièrement, lors d’un congrès des collègues sont venus me poser des questions sur comment préparer le dossier et semblaient intéressés par mon témoignage. Il est vrai que de tels projets sont très gratifiants mais on ne peut pas obliger les gens à rentrer dans une telle dynamique.
Quels conseils donneriez-vous à un chercheur qui désirerait répondre à cet appel d’offre de l’ANR ?
Dans un premier temps se mettre en rapport avec le service valorisation de son université ou de sa structure de rattachement. Avoir déjà initié une démarche de dépôt de brevet ou mieux avoir une demande de dépôt en cours, sinon il y a fort à parier un refus de labellisation du projet par l’ANR Emergence Bio.
Pour en savoir plus sur l’appel d’offre